« L’UNEDESEP s’indigne sur la politique de réduction budgétaire du Gouvernement »

L’UNEDESEP s’indigne sur la politique de réduction budgétaire du Gouvernement

Etudiant en Danger

Le ministère de l’action et des comptes publics, dans une volonté de réduire considérablement le budget 2017 de 4,5 milliards d’euros, a annoncé des coupes drastiques auprès de certains ministères, dont ceux de la défense, de la justice, de l’intérieur et de l’enseignement supérieur.

Dans son interview donnée aux Echos le 11 juillet 2017, le Premier Ministre Edouard Philippe annonçait concernant le budget de la défense : « Quant aux 850 millions évoqués pour 2017, il s’inscrit dans le cadre de l’effort interministériel, mais préserve les capacités d’action de la défense ».

Cette volonté de réduction soulève de nombreux problèmes et inquiétudes au sein des catégories professionnelles concernées.

1)L’enseignement et la recherche délestées par le gouvernement ?

Aujourd’hui, nous apprenons que le gouvernement compte annuler 331 millions d’euros du budget de l’enseignement supérieur et la recherche. 260 millions par décret d’avance et 72 millions par décret d’annulation complémentaire. Valérie Rabault, députée du Tarn et Garonne, fait remarquer que cette coupe n’est pas issue seulement des crédits mis en réserve mais sont bien nouvelles, ce qui leurs donnent d’autant plus d’impact sur la condition du ministère. Cette réduction va aller dans le plan de l’urgence pour l’emploi et la recapitalisation d’AREVA.

L’UNEDESEP craint que :

Cette initiative pose les problématiques suivantes :

-Une baisse potentielle de la qualité de l’enseignement supérieur public ;

-Un appauvrissement des conditions de vie étudiante au sein des infrastructures des universités ;

-Une réduction des initiatives de la recherche publique laissée au monde privé ;

2)L’Insertion professionnelle des étudiants en Droit, Economie, Gestion, AES et Science politique, est-elle menacée ?

Justice : 160 millions d’Euros

Ces derniers Jours une réduction du budget de la justice de 160 millions était annoncée. Cette décision menace grandement le bon déroulement de la justice de notre pays. En effet, entre tribunaux et juges débordés, prisons bondées, citoyens méfiants face à la justice de notre pays et ressentant une dégradation des conditions des institutions, de telles coupes, dans un budget déjà trop restreint, ne devraient pas avoir lieu.  Les magistrats craignent ainsi une « clochardisation de la justice ».

Allant à l’encontre de l’initiative affichée jusqu’à présent avec une hausse de 28% (en 2016) sur un an des crédits alloués à l’immobilier judiciaire, le premier poste visé par les économies gouvernementales.

Les problèmes suivants sont à prévoir :

-La non-réhabilitation nécessaire des tribunaux dans un état lamentable (manque d’accès aux personnes à mobilité réduite, dégradation matérielles, etc).

-Une dégradation des conditions pénitentiaires et un budget réduit pour la construction des 15000 places de prison

Ministères de la défense et de l’intérieur : 850 millions et 500 millions d’euros de coupe annoncée

Le gouvernement a affirmé ce mardi que le surcoût des opérations extérieures (Opex) serait redirigé vers le ministère de la défense, et non plus réparties proportionnellement entre tous les ministères. Cette baisse est chiffrée à 850 millions d’euros par le gouvernement.

Concernant la baisse relative au ministère de l’intérieur, les syndicats de police s’inquiètent. Même si le gouvernement n’a pas annoncé de réduction d’effectifs dans ce ministère, Patrice Ribeiro, du syndicat Synergie-Officiers s’étonne et déclare « C’est surprenant et totalement incompréhensible ».

Fonctionnaires : Initiative de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat.

Pour le premier ministre, la maitrise de la dépense publique passe par la maîtrise du poids de la masse salariale que représente les fonctionnaires et consiste à désigner la nécessité, voir le remplacement d’un poste ou non, ou modifier l’administration actuelle par la suppression d’échelons.

La fonction publique est un des fleurons de l’insertion professionnelle de ces filières, leur donnant un cadre de stabilisateur dans un contexte où le chômage des jeunes est bien trop important. Cette mesure réductrice entraine une réduction de chance d’emploi aux jeunes. Ainsi, seulement pour la fonction publique de l’Etat (en 2014) ce sont 45867 recrutements par la voie des Concours externes et assimilés.

L’UNEDESEP s’indigne :

Les carrières issues du monde des services publics, de la défense, de la justice, de l’intérieur sont l’essence même de l’insertion professionnelle des étudiants en Droit, Economie, Gestion, AES et science politique. Nous ne pouvons que nous inquiéter de ces coupes budgétaires.

Pour plusieurs raisons :

-Vers une augmentation du taux de chômage pour les étudiants diplômés du supérieur sur les filières précédemment nommées ;

-Une baisse de la sécurité de l’emploi ;

-Des conditions de travail qui vont se dégrader ;

 

L’UNEDESEP tient à alerter que ces coupes budgétaires sont de nature à impacter les étudiants en Droit, Economie, Gestion, AES et Science politique, aussi bien sur la qualité de l’enseignement que sur leur perspective d’avenir. Ainsi l’UNEDESEP demande au Gouvernement de revoir sa position sur ces coupes.

 

Jonathan Guillot – Président – presidence@unedesep.fr – 06.47.30.28.48
Célestin Gérard – VP représentation – representation@unedesep.fr – 06.81.81.47.94

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