Intérêt et importance d’une revalorisation de la filière AES

Durant l’année universitaire 2014-2015, 444 716 étudiants faisaient leurs études en sciences sociales. La filière AES était quant à elle composée de 39 581 étudiants de la licence au doctorat, elle représentait donc près de 9 % des étudiants en sciences sociales. Sur l’année 2012-2013, environ 37 900 étudiants composaient cette filière, nous avons donc assisté à une hausse de quelque 2 000 étudiants, ce qui tend à montrer le dynamisme de cette dernière. Malgré cela, certaines universités (comme celle de Savoie Mont Blanc de Chambéry, il y a quelques années ou bien François Rabelais à Tours, il y a de ça quelques semaines) à travers le territoire réfléchissent à sa suppression ou à son incorporation dans un autre cursus.

L’UNEDESEP tient d’abord à rappeler que le choix de cette filière n’est pas et ne peut pas être un choix par défaut, malgré ce que certains peuvent laisser entendre. Elle a malheureusement tendance à ne pas être considérée à sa juste valeur ce qui peut s’expliquer par une forte hétérogénéité des programmes selon les universités ou bien par sa pluridisciplinarité. En effet, selon ces dernières, les parcours mettent l’accent sur l’administration et la fonction publique, la préparation de concours administratifs, la science politique, le secteur sanitaire et social, le droit de l’entreprise, les ressources humaines, etc. De par sa mixité avec des cours orientés vers le droit, les sciences économiques/gestion ou les sciences humaines et sociales, l’AES est souvent assimilée à une branche de ces filières ce qui est une erreur puisque celle-ci devrait être plus considérée comme un alliage de ces trois disciplines.

De plus, l’UNEDESEP tient à souligner que cette filière s’intègre parfaitement dans le  cadre de la spécialisation progressive au cours de la licence, voulu par le MENESR (Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). Ceci, grâce à de très nombreux enseignements transversaux, et ce, dès la première année de Licence avec notamment des enseignements communs dans certaines universités comme c’est le cas à Chambéry.

D’après les chiffres de l’insertion professionnelle diffusés par le MENESR le 7 Janvier 2015, le taux d’insertion professionnelle s’élève à 89 % en AES ce qui est un excellent score. Dans certains établissements, comme celui de Tours, ce taux s’élève même à 100 %. Ces excellents résultats montrent le grand intérêt de cette filière qui ne constitue pas un poids mort pour les universités contrairement aux idées reçues. Il est donc vital, selon l’UNEDESEP, de conserver cet enseignement qui permet aux étudiants de bâtir un projet professionnel, mais aussi un projet de vie.

Il convient de rappeler qu’en sortie de licence AES, un étudiant a le choix entre le marché du travail (avec le programme des concours administratifs accessibles au niveau de la licence (attaché territorial, ou bien, inspecteur et contrôleur des impôts, par exemple), ou bien, grâce aux compétences transversales qu’il a pu acquérir au cours de son cursus, faire un master en AES, Droit, Économie ou bien encore en Gestion. Cette filière propose donc un accès bien plus diversifié que la gestion, l’économie ou encore les filières juridiques seules.

La licence AES peut également conduire aux masters administration territoriale et publique, gestion des entreprises, économie sociale et solidaire, administration des systèmes de santé, banque, ressources humaines, communication, immobilier. Les AES ont aussi accès aux masters de droit, de science politique, et peuvent passer les concours des écoles de commerce ou de la fonction publique. Il est donc évident pour l’UNEDESEP que la filière ouvre de multiples portes à ses étudiants et constitue pour eux une incroyable opportunité de formation.

Aux vues de ces différentes observations, il est donc absolument nécessaire de garder un tel enseignement et de se battre pour son maintien dont la perte représenterait un préjudice conséquent pour la future population estudiantine.

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