L’UNEDESEP et l’association des directeurs d’IEJ s’inquiètent de la situation de l’examen d’entrée au CRFPA 2017

Composition de la commission nationale et manque d’informations

L’arrêté du 22 décembre 2016 portant nomination à la commission nationale, publié le 28 décembre 2016 au JORF, nous donne la composition de ladite commission. Celle-ci est composée de :

1° En qualité de professeurs des universités ou maîtres de conférences et personnels assimilés

  • Mme Sara Brimo, maître de conférences à l’université Paris-I ;
  • Mme Natalie Fricero, professeure des universités et directrice de l’IEJ de l’université de Nice (présidente de la commission) ;
  • M. Pierre-Yves Gautier, professeur des universités à l’université Paris-II ;
  • M. Franck Petit, professeur des universités à l’université d’Avignon.

2° En qualité d’avocats

  • M. Manuel Ducasse, avocat au barreau de Bordeaux ;
  • M. Jean-Pierre Grandjean, avocat au barreau de Paris ;
  • Mme Elizabeth Ménesguen, avocate au barreau du Val-de-Marne ;
  • Mme Christine Ruestsch, avocate au barreau de Strasbourg.

L’UNEDESEP tient à souligner le respect d’une mixité et d’une répartition territoriale satisfaisante au sein de cette commission. En effet, la crainte d’y voir siéger un nombre trop important de professeurs et d’avocats de Paris et alentours n’est finalement pas suivie d’effets.

Malgré cela, des incertitudes persistent pour les étudiants souhaitant se présenter à la session d’examen national d’entrée au CRFPA de septembre 2017 telles que :

  • un risque d’élévation du niveau de l’examen ;
  • un manque d’information sur les programmes d’enseignement ;
  • un déséquilibre significatif entre les différents blocs pour lesquels les étudiants peuvent opter.

À la suite d’un entretien avec le président de l’association des directeurs d’IEJ, ce dernier nous a informé que les premières indications de méthodologie et celles portant sur les programmes devraient émaner de la commission nationale dans les prochaines semaines.

Il est également essentiel de préciser que ce manque d’information a forcé les différents IEJ à établir leur propre programme de révision. Ainsi, il est probable que la communication tardive des informations nécessaires à une préparation optimale des étudiants soit à l’origine de disparités entre les IEJ en raison du manque de moyens humains et financiers pour certains d’entre eux pour mettre en œuvre les meilleures solutions pédagogiques. À cet égard, les instituts rattachés aux grandes universités seront davantage en mesure de former au mieux leurs étudiants alors que l’examen semblera plus difficile pour les étudiants provenant d’IEJ plus modestes.

En outre, et comme évoqué ci-avant, les programmes de certains blocs sont trop vastes et provoquent un déséquilibre significatif qui influence le choix des matières des étudiants. Les directeurs d’IEJ ont formulé des recommandations, avec entre autre l’idée que chaque bloc de matière ne dépasse pas un volume de 5 semestres d’enseignement. Cet argument a été avancé dans l’unique dessein de favoriser un choix par spécialité plutôt qu’un choix par intérêt.

Modalités de l’examen et de la correction des copies

Selon le président de l’association des directeurs d’IEJ, la réforme de l’examen d’entrée au CRFPA doit se faire en profondeur. C’est la raison pour laquelle les épreuves seront axées au maximum sur des cas pratiques reflétant au mieux la réalité de la profession. À titre d’illustration, une situation soulevant un problème juridique serait présentée et l’étudiant se verrait poser la question : “ que faites-vous en tant que conseil ? “.

Concernant les modalités de correction des copies, de nombreuses questions restent encore sans réponse. En effet, les enseignants ne sont actuellement pas rémunérés par les IEJ pour la correction des copies d’examen car cette fonction est incluse dans son statut contractuel. Mais l’on peut facilement trouver une justification à cette situation lorsque ce sont les IEJ qui préparent les sujets.

L’examen d’entrée au CRFPA devenant national et les sujets étant désormais établis par la commission nationale, la question se pose de savoir si les enseignants correcteurs seront rémunérés. Pour pallier ce problème, le rapport Kami Haeri de février 2017, confié par Jean-Jacques Urvoas, préconise une correction informatisée grâce à des logiciels dotés d’une intelligence artificielle. Cependant, malgré cette avancée technologique très certainement profitable à une meilleure gestion des copies, l’UNEDESEP se demande comment les IEJ vont pouvoir financer l’achat ou la location du matériel nécessaire à la numérisation des copies. Au cours de l’entretien précité, le président de l’association des directeurs d’IEJ nous a confié que le plus simple restait encore de répercuter ce coût sur les frais d’inscription aux instituts, donc a fortiori sur les étudiants.

 

Raphaël Menage – Président de l’UNEDESEP – presidence@unedesep.fr – 06.98.69.15.55
Jonathan Guillot – VPG –
vicepresidence@unedesep.fr – 06.47.30.28.48
Célestin Gérard – VP représentation –
representation@unedesep.fr – 06.81.81.47.94

 

2 Comments

  1. Camille Répondre
    • Administrateur Administrateur Répondre

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