PDE s’oppose aux coupes dans les APL étudiantes

Depuis de nombreux mois, les APL ont occupé l’espace médiatique suite à une présentation des préconisations du rapport Dallier sur les APL au Sénat. Dans un contexte économique difficile, l’aide apportée aux étudiants doit rester intacte pour donner un avenir à chacun d’entre eux. Or, les derniers rapports incitent à remettre en cause une partie des aides étudiantes. Le projet de loi et les amendements votés en commission des affaires économiques finissent la coupe des aides pour les étudiants annoncée dans les précédents rapports, avec la volonté de sacrifier un quart de la population étudiante. De telles mesures remettent en question les objectifs d’accessibilité de l’enseignement supérieur et d’inclusion sociale voulus par l’État.

En effet, deux amendements ont été déposés et acceptés par la commission, le 26 octobre 2015. Le premier concerne un dégrèvement de l’aide octroyée si le plafond du loyer est d’un montant trois fois supérieur au montant de l’aide accordée. Cette mesure est problématique dans les zones dites tendues, où ces dépassements sont courants chez les étudiants. L’économie escomptée est de 120 millions d’euros mais impactera inexorablement certains étudiants. PDE demande que cette mesure ne concerne pas la population estudiantine, pour que ceux qui vivent dans les grandes agglomérations ou en colocation ne subissent pas les conséquences néfastes de cette proposition.

Le deuxième amendement modifie en profondeur la méthode de calcul des APL. En plus des critères déjà appliqués, les étudiants devront renseigner les revenus des parents ainsi que l’éloignement au domicile familial. Cette mesure se calquant sur l’attribution des bourses sur les critères sociaux, les premiers étudiants sacrifiés seront ceux dont les parents sont issus de la classe moyenne, avec une aggravation des inégalités sociales. L’économie escomptée sur le dos des étudiants est de 180 millions d’euros, qui plus est ceux de la classe moyenne qui vont subir de plein fouet ces mesures d’économie alors que les APL constituent généralement la seule aide étatique dont ils disposent.

PDE dénonce ces économies sur les APL étudiantes, pour plus de 200 millions d’euros, soit 15 % du montant total de ces dernières. PDE rappelle que les APL étudiantes ne représentent que 8 % des APL distribuées (1) et que plus de la moitié des efforts sur les APL les concerne, ce qui esttout simplement disproportionné. PDE demande au gouvernement de respecter ses engagements envers la jeunesse, de faire marche arrière et de préserver les aides pour les étudiants. PDE dénonce ces tentatives d’économies qui nuisent à l’avenir du pays : les étudiants. Les aides attribuées aux étudiants ne doivent pas être considérées comme une dépense mais comme un investissement de l’État en faveur de notre économie et de la mixité sociale.

1. Rapport de l’Institut des Politiques Publiques sur les APL de juin 2015  

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