Suppression de la section criminologie : L’UNEDESEP entendue par le gouvernement 

 Le 27 mars dernier, l’UNEDESEP désapprouvait la création de cette section criminologie. Aujourd’hui, les étudiants en sciences sociales se félicitent de cette suppression. Le travail fourni afin d’expliquer l’artificialité de cette section a donc porté ces fruits puisque le nouveau gouvernement a suivi nos préconisations.
Pour rappel, cette suppression permet – entre autre – de maintenir une section droit privé et sciences criminelles (CNU 02) forte. L’UNEDESEP reste persuadée qu’il n’est pas nécessaire de diviser les sections CNU de façon trop prononcée sous couvert de spécialité ou de transversalité. La tentative de création de la section « 75 » l’a démontré en poussant à l’extrême un domaine très précis du droit d’un côté ; quand de l’autre, elle aurait pu créer artificiellement une transversalité avec les psychologues.
L’UNEDESEP réaffirme que l’enseignement supérieur ne doit pas être la proie de lobbys individualistes et lucratifs. Le domaine de formation Droit-Economie-Gestion est complexe à réformer. En effet, par nature, envisager la formation d’étudiants par des instances privées parait difficilement concevable. Il est nécessaire que leur enseignement demeure assuré par des enseignants-chercheurs qualifiés dans des structures publiques. Ainsi, il est évident qu’il faut valoriser l’innovation de la pédagogie. En outre, les procédures numériques d’enseignements doivent être engagées mais pas à n’importe quel prix. Malgré cela, il est important de ne pas exclure l’innovation de nos formations et de la recherche dans notre domaine.
La collaboration avec des entités externes aux établissements notamment par la voie de Partenariats Publics Privés n’est pas à exclure. L’UNEDESEP continuera de soutenir des projets pédagogiques cohérents sans se laisser influencer. C’est pour ces raisons que l’UNEDESEP a refusé de soutenir le projet HEAD (Hautes Etudes Appliquées au Droit). En effet, celui-ci, au-delà du fait d’être peu abouti, ne semblait apporter aucune plus value à nos formations juridiques excepté une hypothétique insertion professionnelle à l’aide d’un portefeuille de contacts acheté au prix fort.
Pour conclure, l’UNEDESEP réaffirme sa volonté de collaborer avec toutes les institutions qui souhaitent maintenir ces actions de qualités afin de permettre la progression de nos filières dans un esprit innovant mais censé, et espère que le gouvernement continuera sur cette lancée.

Contact Presse :

 Joris Rivière, Président de l’UNEDESEP : presidence@unedesep.fr, 06.98.69.15.55

 

 

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