UFR de droit : l'UNEDESEP demande un redéploiement des postes vers les UFR droit, sciences économiques et sociales

UFR de droit : l'UNEDESEP demande un redéploiement des postes vers les UFR droit, sciences économiques et sociales

Mme la Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem,

M. le Secrétaire d’état, Thierry Mandon,

M. le Président de la Conférence des Présidents d’Université, Jean-Loup Salzmann,

Dans une lettre du 12 juin 2015 adressée au Président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), la Présidente de la Conférence des Doyens de droit et science politique, Sandrine Clavel, a dénoncé le sous-encadrement que subissent les étudiants des filières de droit, économie-gestion et Administration Economique et Sociale (AES). En effet, selon le rapport de l’Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche (IGAENR) sur la gestion des heures d’enseignement, le ratio d’encadrement est d’un enseignant pour 48 étudiants dans ces filières.

L’UNEDESEP remarque qu’alors que la population étudiante de ces filières est celle qui augmente le plus et représente 15% du total des étudiants, les moyens qui leurs sont accordés sont en baisse constante. Ceci pousse à se demander si ces chiffres ne témoignent pas d’un désengagement chronique de la part des Universités. Celles-ci justifient cette politique budgétaire par un besoin plus important d’enseignants dans les filières scientifiques et techniques, où le taux d’encadrement d’un professeur pour dix étudiants favorise très largement ceux qui sont inscrits dans ces cursus, au détriment évident des sciences sociales et humaines.

L’UNEDESEP rappelle qu’il devient donc nécessaire d’opérer un redéploiement des postes d’enseignants et d’administratifs vers les Unités de Formation et de Recherche (UFR) de droit, d’économie-gestion et d’AES, pour permettre à ces étudiants de bénéficier d’un encadrement plus personnalisé, condition sine qua non à la poursuite des études dans un environnement propice à la réussite. L’effet serait aussi une meilleure professionnalisation de ces cursus, ce qui est, aux yeux de l’UNEDESEP et du réseau qui la compose, un objectif primordial à atteindre au regard des taux d’insertion professionnelle des étudiants dans ces filières. Seulement 64% des étudiants titulaires d’un Master 2 de droit trouvent un emploi deux ans après l’obtention de leur diplôme.

Ce délaissement des 200 000 étudiants en droit, économie-gestion et AES leur est fortement préjudiciable, mais il n’est pas irréversible. Il est cependant impératif que la CPU  réalise la gravité de cette situation et décide de mener une politique de redéploiement des postes vers les UFR qui en ont besoin. La nécessité de cette ligne d’action avait déjà été soulignée par la Cour des Comptes en 2012.

L’UNEDESEP soutient fermement son constat ainsi que celui plus récent de Sandrine Clavel, et appelle les Universités à mener une véritable réflexion sur les besoins des étudiants en droit, économie-gestion et AES, et sur les conséquences désastreuses que le désengagement budgétaire, dont sont victimes les UFR dans lesquels ils sont inscrits, leur font subir.

 

Par la même occasion, l’UNEDESEP souhaiterait solliciter un entretien auprès de la CPU et du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) pour discuter et travailler en collaboration pour des solutions bénéfiques aux étudiants de ces UFR.

Alexandra DUPICHOT – Présidente de l’UNEDESEP – presidence@unedesep.fr

Moran MACE – Vice-président de l’UNEDESEP – representation@unedesep.fr

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